Les systèmes de santé de la région MENA mis à l'épreuve par le Covid-19 s'avèrent "Mal préparés"

Dans la région Moyen Orient et Afrique du Nord (MENA), la pandémie du Covid-19 a mis à l'épreuve les systèmes de santé "mal préparés", indique la Banque mondiale, qui souligne aussi "la nécessité de remédier de toute urgence au sous-investissement" dans ce secteur clé.

Pour 2021, l'institution internationale anticipe une reprise économique "timide et inégale" avec un PIB de 2,8 % d’ici fin de l'année, un pourcentage inférieur aux niveaux d’avant la crise sanitaire.

"Nous sommes confrontés à une triste réalité : les systèmes de santé de la région MENA, qui étaient considérés comme relativement développés, se sont effondrés face à la crise", a affirmé le vice-président de la Banque mondiale pour la région MENA, Ferid Belhaj.

"À l’avenir, il va falloir mettre davantage l’accent sur le renforcement des fonctions essentielles de santé publique et utiliser le pouvoir des données de santé et des systèmes de prévention sanitaire comme levier pour accélérer la reprise dans la région et se préparer aux futures urgences de santé publique que pourraient générer de nouvelles pandémies, des catastrophes d’origine climatique et même des conflits sociaux", a-t-il préconisé.

"En 2021, 13 pays de la région sur 16 auront un niveau de vie inférieur à ce qu’ils connaissaient avant la pandémie. En outre, le taux de croissance du PIB par habitant ne sera pas le même d’un pays à l’autre : il variera de -9,8 % au Liban — plongé dans une profonde récession — à 4,0 % au Maroc", a relevé l'institution de Bretton Woods.

La reprise dépendra aussi, ajoute la même source, du déploiement rapide et équitable des vaccins, particulièrement au moment où apparaissent de nouveaux variants du virus. "L’incertitude politique dans certains pays et le rythme de relance de l’activité touristique dans d’autres présentent aussi des risques pour la croissance", souligne encore l'institution financière internationale.

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